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Difference entre backlinks dofollow et nofollow : le guide qui change tout

Dofollow ou nofollow : une simple balise HTML peut faire décoller ou couler votre SEO. Découvrez pourquoi accumuler des backlinks ne suffit pas, et comment Google a réécrit les règles du jeu.

Difference entre backlinks dofollow et nofollow : le guide qui change tout

Un lien entrant, c'est un lien entrant. Sauf que non. Il y a deux familles de backlinks, et l'une travaille pour vous quand l'autre, au mieux, ne fait rien. Je l'ai appris à la dure : pendant mes six premiers mois de netlinking, je passais un temps fou à décrocher des liens sur des annuaires et des forums, sans jamais comprendre pourquoi mon trafic ne bougeait pas d'un pouce. J'accumulais des liens. J'accumulais surtout des nofollow.

La différence entre backlinks dofollow et nofollow, c'est donc ça : un attribut HTML qui décide si l'autorité d'une page circule vers la vôtre, ou non. Une lettre minuscule dans le code. Et des mois de résultats qui se jouent dessus.

Points clés à retenir

  • Dofollow = par défaut. L'absence de tout attribut rel suffit, personne ne l'écrit à votre place.
  • Nofollow est une indication, pas un ordre : Google l'utilise comme signal, pas comme interdiction absolue.
  • Depuis 2019, deux cousins existent : rel="sponsored" (liens payants) et rel="ugc" (contenus d'utilisateurs).
  • Un nofollow garde de la valeur : il amène du trafic et de la visibilité, même sans transmettre d'autorité.
  • Un lien dofollow depuis un site pourri peut vous coûter plus qu'un nofollow depuis un site solide.

Backlink dofollow ou nofollow : ce qui décide vraiment

Le mécanisme tient dans la balise. Un lien classique ressemble à ça : <a href="...">mon ancre</a>. Pas de rel, donc dofollow. Ajoutez rel="nofollow" et le lien change de camp.

Ce que beaucoup ignorent, c'est que Google a réécrit la règle du jeu. Longtemps, nofollow était une directive stricte : le robot ne suivait pas le lien, point final. Depuis 2019, la société classe ça comme un indice. Traduction concrète : elle peut décider de suivre le lien quand même, ou de l'ignorer en partie, selon le contexte. Ça ne veut pas dire que nofollow transmet de l'autorité comme dofollow. Ça veut dire que vous ne contrôlez plus totalement la machine.

Trois attributs, pas deux

Le vieux schéma « dofollow contre nofollow » est incomplet. Aujourd'hui on manipule trois valeurs :

  • rel="nofollow" — la mention générique, pour les liens dont vous ne voulez pas répondre
  • rel="sponsored" — pour tout lien payé, publi-rédactionnel, partenariat
  • rel="ugc" — commentaires, forums, tout ce que vos visiteurs publient

Dans les faits, sponsored et ugc sont traités comme nofollow. Mais Google les a séparés pour une raison simple : il veut savoir pourquoi le lien est là. Un lien sponsorisé déclaré honnêtement passe beaucoup mieux qu'un nofollow planqué sur un article acheté. J'ai fait l'erreur une fois, sur un article sponsorisé sans balise — le client a pris un avertissement manuel. Pas de sanction lourde, mais un coup de frein net sur son référencement pendant quelques semaines.

Dofollow contre nofollow : ce que ça change dans la pratique

Posons la comparaison, parce que c'est là que tout se joue pour votre positionnement.

Critère Backlink dofollow Backlink nofollow
Transmet l'autorité Oui Non (ou marginalement)
Impact sur les positions Direct et mesurable Indirect, via le trafic et la notoriété
Valeur du trafic Réelle Réelle — c'est son vrai atout
Effet cumulé Fort, surtout combiné à d'autres liens Faible sur l'autorité, utile pour le profil
Risque de pénalité Élevé si acheté et non déclaré Faible

Voici mon observation, répétée sur plusieurs projets : quand je décroche un lien dofollow depuis un site à forte autorité dans la thématique, le mouvement est visible. Pas toujours en une semaine. Mais dans les deux à trois mois, une page qui stagnait en page deux se décale.

À l'inverse, une campagne entièrement nofollow, c'est du sable. Ça peut durer des mois pour un effet quasi nul sur les positions. Sur un de mes sites, j'ai construit près de 200 liens nofollow avant de comprendre — en comparant les courbes — que mon concurrent, lui, avait une trentaine de dofollow bien placés. Il était devant. Toujours devant. L'arithmétique du netlinking n'est pas celle qu'on croit.

Un nofollow n'est pas inutile pour autant

Franchement, cette idée d'inefficacité totale m'agace un peu. Un nofollow depuis Wikipedia, depuis un gros forum de niche, depuis un site d'actualité reconnu : ce sont des liens que des internautes cliquent. Du trafic qualifié, de la découverte de marque, parfois des inscriptions directes. Sur un projet e-commerce, un lien nofollow placé dans un article très lu m'a apporté plus de ventes qu'un dofollow oublié sur un blog déserté.

Et puis il y a le profil de liens. Une page dont 100 % des liens entrants sont dofollow a l'air construite à la main. Bizarre. Suspect, même. Le mélange naturel, c'est ça qui rassure.

Faut-il viser un ratio dofollow / nofollow précis ?

C'est la question qu'on me pose à chaque audit. Et la réponse honnête, c'est qu'il n'existe pas de chiffre magique gravé dans le marbre. Il n'y a pas de règle officielle disant « 70 % dofollow, 30 % nofollow ».

Ce qu'on observe sur les sites qui rankent bien, ce sont des profils réalistes :

  • Une majorité de dofollow, mais pas une écrasante majorité
  • Une proportion variable de nofollow, dépendant du secteur
  • Des liens naturels glanés sans rien demander — articles, mentions, citations
  • Peu ou pas de liens depuis des fermes de liens ou des annuaires abandonnés

Méfiez-vous des outils qui vous affichent un pourcentage idéal à atteindre. Ils vendent une certitude qui n'existe pas. J'ai vu des sites décoller avec des profils très déséquilibrés, et d'autres stagner avec un ratio parfait — parce que la qualité des sources comptait bien plus que la répartition.

Comment savoir si un lien est dofollow ou nofollow

Techniquement, trois méthodes à votre portée :

  1. Clic droit sur le lien, « Inspecter », et regardez la balise pour repérer rel="nofollow"
  2. Un vérificateur en ligne qui liste les liens d'une page avec leur type
  3. Une extension de navigateur qui surligne les liens nofollow en couleur

La première reste ma préférée pour un contrôle ponctuel. Rarement besoin de plus.

Ce que je fais aujourd'hui, concrètement

J'ai arrêté de courir après les liens pour le seul respect d'un quota. Ma logique tient en trois principes.

D'abord, je cherche des dofollow — mais uniquement sur des sites qui ont un vrai lectorat dans ma thématique. Un dofollow isolé sur un site sans âme ne vaut pas un nofollow chez un acteur que mes clients lisent.

Ensuite, je déclare systématiquement ce qui est payant. rel="sponsored" sans hésiter. C'est moins flatteur qu'un dofollow discret, c'est infiniment plus sûr, et je n'ai jamais vu un client perdre des places pour avoir joué franc jeu.

Enfin, je laisse les nofollow vivre leur vie. Commentaires, forums, mentions de presse — je ne les modifie pas, je ne les supprime pas. Ils nourrissent le profil sans peser sur l'autorité, et c'est exactement leur rôle.

Le vrai basculement, quand on débute, c'est de comprendre qu'un backlink n'est pas un backlink. C'est un signal parmi une multitude, pondéré par la qualité de la source, le contexte de la page et la confiance que Google accorde au site émetteur. Le dofollow pèse davantage. Le nofollow accompagne. Les opposer comme deux camps ennemis n'a pas grand sens.

La prochaine fois qu'on vous propose « 50 liens assurés », posez une seule question, la seule qui compte vraiment : dofollow ou non ? La réponse vous fera gagner des mois.

Damien Fontaine

Damien Fontaine

Damien Fontaine est un expert reconnu du référencement local, de Google Ads, de l'analyse de mots-clés et de l'optimisation du taux de conversion. Il accompagne les entreprises dans le développement de leur visibilité en ligne et l'amélioration de leurs performances commerciales. Sa approche allie rigueur analytique et compréhension fine des enjeux propres à chaque marché local.

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